L'histoire du Kung Fu

Apparu en Chine, le Kung-Fu Wushu suit une évolution en adéquation avec celle de la civilisation. 

Environ 2700 ans avant Jésus-Christ, L’Empereur Huang Ti aurait enseigné à ses troupes un type de Kung-Fu appelé Chiou Ti. Ces techniques leur auraient permis de sortir vainqueur d’une importante bataille.

Au 2e siècle après Jésus-Christ, le célèbre médecin Hua Tuo apporta ses connaissances au Wushu que nous connaissons avec un ensemble de techniques permettant d’acquérir une bonne santé à travers des postures inspirées de cinq animaux : l’oiseau, le tigre, le cerf, le singe et l’ours. Il s’agit d’une pratique permettant un entraînement intérieur comme extérieur du corps et combinant la théorie et la pratique.

L’épisode charnière et incontournable pour le Kung-Fu Wushu mais également pour le bouddhisme se déroule au cœur du Temple de Shaolin environ 520 ans après Jésus-Christ. En effet, le moine indien Bodhidharma (Bodhi : état d’éveil – Dharma : doctrine) s’y retira afin d’enseigner le savoir qu’il avait acquis. Mais face aux difficultés des moines à entrer dans de telles méditations, il décida de leur enseigner des techniques de travail interne et externe. Les fruits de ses neuf années de méditation furent en outre une série de 18 mouvements – « les 18 mains de LuoHan » et les techniques respiratoires de Qi-Qong.

Il donna ainsi naissance au courant bouddhique « Chan » (« Zen » au Japon) et au style de Kung-Fu Wushu externe « Shaolin Quan ». Il fut l’un des premiers à comprendre l’intérêt d’une « alliance » entre le corps et l’esprit pour un travail efficace.

Sans cesse exposés aux brigandages, les moines de Shaolin firent de leur technique un véritable Art Martial qui se transmit de génération en génération.

Après cela, d’autre temples se répandirent dans la province de Honan, le temple d’origine étant énormément l’objet d’attaques politiques.

Entre le 12ème et le 17ème siecle, les arts martiaux ne seront enseignés et pratiqués qu’à des fins guerrières. Le général Yue Fei (fondateur au 12ème siecle du Xing yi quan qui se caractérise par des mouvements explosifs et percutants liés à des déplacement linéaires ou en esquives) utilise le Kung Fu surtout pour le maniement des armes longues comme par exemple la lance pour l’enseigner à ses troupes. La méditation, (maitrise des énergies corporelles et les mouvements lents) n’était pratiquée qu’à des fins médicinales.

 

 

Sous l’empereur Kang Xi (1661-1722), de la dynastie des Qing, apparaissent les mouvements enchaînés, l’équivalent des Tao Lus actuels. « Tao lu » renvoie à un ensemble de mouvements codifiés simulant un combat contre plusieurs adversaires. Ces Tao Lus ont pour but originel de masquer la vraie pratique du Wushu aux yeux des autorités qui avaient envahi le pays. En effet, les Mandchous avaient interdit leur pratique afin d’éviter tout soulèvement du peuple. Quelques années plus tard, l’interdiction est levée.

A la même époque, apparut la distinction entre le Wushu dit externe et le Wushu dit interne.



Entre le 18ème siècle et 1948, les différents courants de Kung Fu perdurent, avec une certaine concurrence entre les mouvements enchainés et les différents style (Xing Yi Quan, Bagua Quan, Tai Chi Quan…). Alors que dans leurs temples, les moines Shaolin continuent de transmettre et préserver les techniques d’origine du Kung Fu.

          En 1949, énormément de maîtres quittèrent la Chine à l’arrivée du communisme, ils se réfugièrent principalement à Taïwan et Hong Kong.